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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 00:56
L'engagement de l'Otan en Afghanistan a été - comme prévu - au coeur des débats lors du sommet de Bucarest. L'effort de la Force d’assistance de sécurité internationale en Afghanistan (FIAS-IFAS) doit "être poursuivi" indique une déclaration spécifique. Un engagement de longue "durée" (cinq années minimum selon les participants). Les Canadiens et Néerlandais, notamment, se sont plaint de ne pas être assez secondés dans les zones dangereuses. Et ne pas avoir un fardeau de partage égal avec certains pays. Visant notamment les Allemands qui auraient une zone plus sûre (Nb : ceux-ci ont néanmoins eu près d'une vingtaine de morts).

Une douzaine d'Etats auraient promis des renforts, selon le conseiller américain de George Bush à la Sécurité nationale, Stephen Hadley. Quelque 47000 hommes sont déjà présents sur place au titre de la FIas, venant de 40 pays, ainsi que 15 000 hommes, essentiellement américains, au titre de l'opération "Enduring Freedom" (liberté immuable). Selon un décompte provisoire :
- Les Etats-Unis ont décidé d'envoyer 3000 hommes de plus, mais jusqu'à novembre seulement (date de l'élection américaine) et, de toute façon, de renforcer leurs effectifs.
- La France, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy, va déployer un bataillon supplémentaire dans l'est de l'Afghanistan (700 hommes environ, en plus des 1700 déjà présents) permettant ainsi aux Américains de se désengager de cette zone et d'aller dans le sud.
- Les Polonais envoient 400 hommes de plus, et huit hélicoptères. Ce sera fait à la prochaine rotation a confirmé, à la mi avril, le chef d'Etat major, Franciszek Gagor.
- La Géorgie a proposé 350 hommes, dans la zone néerlandaise et française.
- Les Slovaques font passer leur effectif, de 115 personnes à 246, essentiellement en Uruzgan  (avec les néerlandais) et à Kandahar (avec les Canadiens).
- Les Belges envoient une centaine d'hommes et des avions (mis à jour en juillet : quatre F16 et 150 hommes).
- La Hongrie, a précisé le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, envoie 80 à 100 hommes supplémentaires (en plus des 225 déjà sur place).
- La Nouvelle-Zélande, a dit le Premier ministre néo-zélandais, Helen Clark, envoie 18 hommes (en plus 120 déjà sur place).
- La Bulgarie enverra 70 hommes de plus (portant son effectif à 490) ainsi que 2 hélicoptères Mi17 - qui doivent d'abord être rénovés.
- Les Italiens ont annoncé, début juin, la levée de leurs restrictions sur l'engagement de leurs troupes - basées dans l'ouest du pays - dans d'autres zones.

De son coté, la république Tchèque envoie une unité antiterroriste de 100 hommes qui vont opérer de mai jusqu'à la fin de l'année, sous commandement américain dans le sud du pays.

Par ailleurs, la Russie a signé un accord permettant de faire transiter par son territoire (par voie ferroviaire)  des cargaisons non militaires destinées à la FIAS.

(nb : mis à jour mi-avril, mi-juin et mi-juillet)
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 19:19
La question de la reconstruction de l’Afghanistan sera également au centre des débats du Sommet de l’Otan, du 2 au 4 avril, avec la réunion des pays et organisations contributeurs, l’Alliance misant sur le développement du pays pour stabiliser la sécurité du pays. L'Otan s’est ainsi lancée dans des actions civilo-militaires d’un genre nouveau, à travers ses équipes provinciales de reconstruction (EPR-PRT) qui mènent des projets de développement non strictement militaires (écoles, soins aux populations, approvisionnement en haut…).

Une action qui n’échappe pas aux critiques. « Il s’agit de premiers soins qui n’a rien à voir avec le développement durable », estime l’ex-conseiller civil du commandant FIAS, Tim Foxley, actuellement chercheur au centre de recherche internationale pour la paix à Stockholm. « Ces PRT ne sont pas prévus pour être des projets à long terme. Le personnel change tous les six mois et les activités dépendent de la personnalité du commandant ».

L'aide financière internationale est gaspillée. Le constat, sévère, est dressé par l’Agence de coordination pour les secours afghans (Acbar), qui regroupe 94 ONGs actives dans le pays. Une aide "gaspillée, inefficace et non coordonnée", quand elle arrive... Sur les 25 milliards de $ promis, 10 milliards n’ont ainsi toujours pas été versés : la CE et l’Allemagne n’ont versé, selon Acbar, que 2/3 des sommes promises : respectivement 1,7 milliards $ et 1,2 milliards $. Et sur l’aide versée, 40 % retourne aux donateurs des pays riches sous forme de financement des expatriés et consultants ou de contrats pour leurs entreprises.
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 19:02
La chambre des Communes pourrait voter une rallonge de 1,4 milliard £ supplémentaires (1,8 milliards €) pour les opérations des armés britanniques à l’extérieur en 2007-2008. L’essentiel allant à l’Irak et l’Afghanistan. En tout, pour 2007-2008, le budget « opérations » dépasse les 3,3 milliards £ (4,45 milliards €), répartis à égalité entre l’Irak et l’Afghanistan (1,65 milliards £ chacun - 2,18 milliards €), les Balkans (31 millions £ - 41 millions €), les dépenses communes (46 millions £ - 60 millions €).

Un budget en augmentation très sensible par rapport à l’année précédente (1,8 milliards £ - 2,38 milliards €), malgré l’abaissement du niveau des forces, et qui explique largement le faible engagement du Royaume-Uni à l’opération Eufor au Tchad. Les députés outre-manche ont d’ailleurs demandé à leur gouvernement des éclaircissements sur cette inflation des coûts.
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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 13:13
L’ancien général Philippe Morillon, qui siège au Parlement européen (UDF - ALDE), rentre d’Afghanistan où il a observé les élections avec sept autres de ses collègues. Compte-rendu à son retour de mission (article publié le 24 septembre 2005 dans Ouest-France).

Comment avez-vous été accueillis ?
P.M. – Je suis revenu surtout dans cette vallée du Panchir où j’avais été reçu il y a cinq ans par Massoud. L’accueil était chaleureux et émouvant. La population est restée très attachée à la personnalité de ce qui est leur chef. Et les Français sont particulièrement appréciés. Le souvenir de ces jeunes médecins et infirmières français risquant leur peau, il y a 20 ans, dans ces montagnes, résonne encore très fort.

Les élections se sont-elles aussi bien passées qu’on le dit ?
P.M. - C’était loin d’être parfait, bien sûr, mais c’est mieux que ce qu’on pouvait espérer. C’est un soulagement. Tout le monde est cependant bien conscient que ce n’est pas tout d’un coup, avec des élections, que va s’installer la paix et la démocratie. C’est un nouveau pas en avant, important mais pas définitif. Ce qu’ils attendent de nous maintenant, ce n’est pas tellement sur le plan intérieur, c’est qu’on les protège de leurs voisins. Si l’Alliance atlantique doit prendre l’ensemble de la mission, ce doit donc être avec un mandat très clair de l’Onu sur le contrôle des frontières. Ce ne sera pas facile mais il faudra le faire. L’Occident doit démontrer qu’il n’abandonnera pas les Afghans comme nous l’avons fait, d’une certaine façon, après le retrait de l’armée soviétique.

Le pays semble cependant traversé de violences internes ?
P.M. - Quand on dit que le régime est menacé, au Sud et à l’Est, il l’est surtout par ses voisins, à commencer par le Pakistan. Il faut être clair. Pas par le gouvernement directement. Mais les services secrets pakistanais, qui ont toujours été panislamistes, sont à l’oeuvre. Cette fameuse zone incontrôlée sur laquelle l’autorité du gouvernement n’a jamais été établie alimente toutes les actions talibans. De nouveaux jeunes fanatiques sortis des madrassas arrivent en permanence. Un Afghanistan qui réserve un quart des sièges au Parlement aux femmes ou confie comme à Bamian, le poste de gouverneur à une femme — ce qui dans un Etat qui reste féodal n’est pas rien —, ne plait pas forcément à ses deux voisins puissants que sont le Pakistan et l’Iran.

Et, dans la vie quotidienne, les changements sont-ils perceptibles ?
P.M. - Le changement est flagrant. La vie a repris. A Kaboul, d’année en année, on voit la reconstruction spectaculaire. La route dans la plaine de Shomali est superbe, presque une autoroute moderne. A Bamian, dans le centre, en province azérie, lieu des fameux « boudhas », la rue principale traditionnellement dévolue aux boutiques et touristes, totalement détruite durant la guerre, reprend des couleurs. Les fils des boutiquiers d’il y a 30 ans ont reconstruit toutes les échoppes sur 200 mètres, il n’y a pas encore de touristes, mais ils les attendent. Tout cela prouve une confiance, d’une population saturée de violence qui aspire à la paix et stabilité et qui, surtout, est vaccinée contre la « connerie » des talibans.
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1 octobre 2003 3 01 /10 /octobre /2003 01:31
(article paru dans Agence Europe 1er octobre 2003)  « Guantanamo : le droit à un procès équitable », c'est en ces termes que la commission des libertés publiques du Parlement européen a tenu une audition publique mardi. Un éclaircissement nécessaire alors qu’on ne sait toujours pas précisément combien de personnes sont détenues sur cette base américaine à Cuba, certaines depuis plus de deux ans. Le chiffre le plus couramment admis est celui de 650 personnes détenues, la plupart ressortissants de pays du Moyen-Orient. Mais selon les ONG, on décompte plus d’une vingtaine de citoyens européens ou résidents de longue durée sur le sol européen, dont douze Britanniques (neuf citoyens et trois résidents), six Français, un Espagnol, un Suédois, un Danois et un Turc résident en Allemagne.

Organisée par quatre partis (socialistes, libéraux, verts, communistes), cette rencontre a pourtant été ouverte par le président de la commission, le PPE espagnol Jorge Hernandez Mollar. Car, a-t-il indiqué, la détention des prisonniers à Guantanamo « est non seulement une préoccupation pour le Parlement mais rentre en contradiction flagrante avec le droit de toute personne à un jugement impartial. Nous insistons – a-t-il ajouté - pour que la situation politique de ces détenus soit éclaircie ». Cette situation « est franchement inacceptable pour un pays démocratique au 21e siècle » a renchéri Anna Terron I Cusi (PSE, Espagne). « C’est inacceptable et une claque à la démocratie » a rappelé Monica Frassoni (Verts, Belgique). La suite de l’audition a été marquée par des interventions, souvent empreintes d’émotion et de retenue, des avocats et des familles des détenus. Tous ont souligné l’isolement, le manque de nouvelles et l’absence de représentation juridique des prisonniers à Guantanamo.

Très humblement, Nayat A. Ahmed, sœur du détenu espagnol Hamed Abderrahaman Ahmed a ainsi fait une déclaration courte mais évidente : « la seule chose que je vais demander pour mon frère détenu, qu'on lui applique les mêmes droits que pour les autres citoyens humains ». Son avocat, Javier Nart a mis en avant cette discrimination flagrante « Les citoyens américains ont eu droit à un procès aux Etats-Unis. Pas les étrangers. » Il a également pointé du doigt tout le paradoxe de la situation : « Depuis trente ans que j’exerce ce métier, j’ai toujours été habitué à plaider l'innocence de mon client. Aujourd’hui, c’est le premier dossier où je demande que mon client soit accusé de quelque chose ».

Pour sa part, William Bourdon, avocat de quatre des six détenus français, a souligné que « les différentes actions juridiques intentées en France tant devant les juridictions civile, pour lui demander de se substituer au juge défaillant au nom de la Convention de Genève (…), que pénale, pour « enlèvement et séquestration arbitraires », ont été un échec ». Mais il en faudrait davantage pour abattre cet ancien secrétaire de la Fédération internationale des droits de l’homme. « La Cour de cassation (française) est saisie du dossier » précise-t-il. Et au final, « ce sera la Cour européenne des droits de l’homme qui sera appelée à statuer ». D’autres actions sont en préparation a-t-il ajouté : « la saisine du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et les mauvais traitements » et « une démarche commune des différents Barreaux européens ». « Une conférence de presse à Paris le 15 octobre prochain » a précisé Anne Souleliac, chargée auprès du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris de suivre les questions de droits de l’homme. De façon générale, les avocats ou les familles, qu’ils soient français, espagnol ou allemand, ont d’ailleurs mis en avant l’inaction des gouvernements européens, à une exception notable près. Anna Lindh, aujourd’hui décédée, avait pris la plume en son temps pour exprimer sa préoccupation au Secrétaire d’Etat américain, Colin Powell. Tous en appellent en fait aujourd’hui aux institutions européennes. « le Parlement doit faire plus qu'une déclaration » a ainsi insisté l’avocat espagnol Javier Nart.

Face à cet état d’esprit, la tâche de Todd Huizinga, chargé des relations parlementaires à la mission américaine auprès de l’Union européenne n’était pas aisée. Il a justifié la méthode suivie. « Nous enquêtons sur chaque détenu. Cela prend beaucoup de temps. Ce n'est pas simple. Nous avons pu libérer des prisonniers au cas par cas. » Mais a-t-il assuré « Nous ne pouvons pas les libérer (tous) tant que les hostilités ne sont pas terminées. Sinon qui nous dit qu'ils ne rejoindront pas aussitôt libérés les rangs de ceux qui combattent les Etats-Unis. » C’est également cette raison de sécurité qui semble avoir motivé le choix de Guantanamo. « Lorsque les premiers détenus ont été interpellés, nous avons mené une enquête approfondie pour veiller à ce qu'ils ne puissent pas mettre en danger les citoyens américains tout en veillant au sort des prisonniers. » Pourtant il a rappelé la position très formelle du gouvernement américain « La convention de Genève ne prévoit pas que les personnes détenues à Guantanamo soient considérées comme prisonniers de guerre. Mais nous nous efforçons autant que possible de respecter (ces) conventions, avec des conditions décentes. »

Un propos qu’a tenu à contredire, point par point, Enrique Baron Crespo (PSE, Espagnol). « J’ai demandé au service juridique du Parlement » a-t-il expliqué « un avis pour situer les choses dans le contexte le plus objectif possible ». Et la conclusion pour lui est claire « Nous pensons que la troisième convention de Genève est d'application, que ces détenus doivent être traités comme prisonniers de guerre, que l'interprétation unilatérale ( de ces conventions) n'est pas possible ». Le président du Groupe PSE au Parlement qui n’était pas prévu, à l’origine, pour intervenir dans le débat, a tenu aussi à le resituer dans une perspective historique. « Le choix de Guantanamo n'est pas gratuit. » a-t-il expliqué « C'est le fruit d'une situation coloniale. Les Espagnols y étaient déjà parce que la loi américaine n'y était pas applicable. On a choisi ce lieu pour ce fait, pour que les prisonniers ne soient pas soumis à une quelconque juridiction. ». Et quand on parle de la culpabilité des personnes concernées, celui qui aussi « défenseur des tribunaux d’exception » appelle à la prudence nécessaire en matière de preuve et de « présomption ». « Les Etats Membres doivent défendre nos compatriotes » a-t-il conclu.

Aux reproches à peine voilés du représentant américain de manque de solidarité, la Baronnes Sarah Ludford (ELDR, Royaume-Uni) a tenu à répliquer : « J'ai grandi dans les années 50, très consciente, de l'aide apportée par les Usa. J'éprouve maintenant une déception et une tristesse. Vous n'êtes plus nos héros ».

Au final, plusieurs voies d’action ont été évoquées par les parlementaires. « Cette audition est le commencement d’un processus » a souligné Anna Terron I Cusi (PSE, espagnole). « Avec le soutien d’au moins quatre des groupes politiques du Parlement, nous pouvons dégager une majorité au Parlement, laquelle pourrait conduire, dès que possible, à une recommandation parlementaire officielle destinée au Conseil. Une action diplomatique au niveau de l’Union européenne pourrait être entreprise visant à demander aux Américains de donner des garanties sur le traitement humanitaire des détenus incluant la protection de leurs droits humains ». « Si aucune solution équitable n’est trouvée » a proposé Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts , l’accord d’extradition et coopération judiciaire signé avec les Etats-Unis en juin ne devrait pas entrer en vigueur le 1er mai 2004 ».

« Les Américains veulent que les Européens acceptent une résolution de l’Onu sur l’internationalisation de l’occupation de l’Irak » a estimé la Baronnes Sarah Ludford (ELDR, Royaume-Uni) « faisons de la tenue d’un procès équitable une première condition à cet accord ». Quant à Jean Lambert (Verts, Royaume-Uni), elle se demande s’il ne faut pas songer à modifier les conventions internationales. « Il faut une nouvelle convention de Genève pour faire face à des situations quand il n'y a pas d'armée constituée comme pendant la seconde guerre mondiale. Il faudrait (aussi) réviser la Convention de Vienne sur l’assistance consulaire » pour permettre de prendre en compte les personnes qui sans être des citoyens « résident depuis de nombreuses années dans un Etat membre ».


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